Le jeu du mois : Urban Terror

I. Présentation

Urban Terror (ou UrT) est un FPS (First Person Shooter). Autrefois un mod de Quake 3, il est aujourd’hui distribué en stand alone, ce qui signifie que Quake 3 n’est plus nécessaire pour faire tourner UrT, c’est devenu un jeu à part entière. Pour les connaisseurs, c’est en fait un mix entre Quake et Counter Strike.

La version actuelle de Urban Terror est la version 4.1 qui est disponible pour les principales plateformes (Linux, Windows et MacOS).

Ce jeu n’a pas vocation à être le plus réaliste possible, il n’en est pas moins joli et très agréable, tant au niveau du design que du gameplay. Voici une petite illustration tirée du pour vous montrer le genre de graphismes de ce jeu (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

II. Téléchargement

Ce qui est agréable (enfin c’est mon avis) c’est que sous Linux, Urban Terror ne s’installe pas via les dépôts, il suffit de télécharger le fichier zip ou (719 Mo), de l’extraire où bon vous semble, de rendre le fichier de lancement exécutable et c’est tout, vous pouvez jouer !

Il existe également , il est recommandé sur le site officiel. C’est celui que j’utilise et que je partage, faites de même 🙂

En détail, une fois que vous avez extrait le contenu du fichier zip, dans un terminal, allez dans ce dossier créé :

cd /home/login/Bureau/UrbanTerror/

puis assignez les droits d’exécution :

pour une architecture 32 bits : chmod ugo+x ioUrbanTerror.i386
pour une architecture 64 bits : chmod ugo+x ioUrbanTerror.x86_64

  • Explication de la commande : *

  • chmod : change les droits
    ugo+x : ajoute le droit d’exécution (+x) au propriétaire du fichier (u), au groupe(s) du ficher (g) et à tout les autres (o). *

    En clair, on ajoute le droit d’exécution à tout le monde. (ce qui peut se faire également avec cette commande : chmod a+x, a=all )

    Pour les autres systèmes ou les miroirs de téléchargement, rendez-vous sur la du site officiel.

    III. Utilisation

    Je disais justement à mon que je ne savais pas par où commencer l’explication d’un tel jeu. En effet, ce jeu est tellement complet qu’il faut absolument lire la afin de bien comprendre tous les mécanismes. Je vais toutefois essayer d’en dire le plus possible dans cet article.

    Nous allons commencer par le début, la configuration minimale .

    Dans le menu Controls , vous pourrez modifier, entre autres, les touches de direction du personnage, les touches de tir, de changement d’arme, saut, course, accroupissement, bandage (nous reviendrons sur cette fonctionnalité), chat, etc.

    Un autre onglet de configuration est l’onglet System :

    Ici, vous pourrez configurer la vidéo (fullscreen, résolution, qualité d’image, etc.), le son (le volume principalement) et le réseau.

    Je vous laisse vous promener dans le paramétrage du jeu, de nombreuses options sont présentes, cependant l’utilisateur lambda n’aura pas besoin de configurer le reste, la section Control et System sera suffisante, c’est pourquoi je ne m’attarde pas sur le reste 🙂

    Nous allons passer au plus important, rejoindre une partie. Pour cela, dans le menu principal, cliquez sur play online , vous arriverez sur cette page :

    Si c’est la première fois que vous jouez, vous devrez cliquer sur Get New List afin d’obtenir la liste des serveurs, sinon, il vous suffit de cliquer sur Refresh pour mettre à jour cette même liste.

    Plus bas, plusieurs options se présentent à vous : Find Friend permet de trouver le serveur sur lequel se trouve un joueur (s’il est connecté) identifié par son pseudo (le mien est benj(fr) pour ceux qui souhaitent me rejoindre :)). Vous pouvez également ajouter des serveurs à vos favoris, choisir de ne pas afficher les serveurs complets ou vides, etc.
    En dessous, vous pouvez choisir la source. Vous aurez le choix entre Internet (le plus fréquent), un réseau local ou directement vos favoris.

    Enfin, vous pouvez choisir d’afficher uniquement les serveurs d’un certain type de jeu. Pour les connaisseurs, ce sont les types habituels (CTF, TDM, FFA, …), pour les autres, voici les différents types en détail (avec le jargon des joueurs) :

  • Team Deathmatch (TDM) : Il y a deux équipes (rouges/bleus), l’objectif est de tuer ( fragger ) les membres de l’équipe adverse. Si vous vous faites tuer, vous renaissez ( respawnez , vient de spawn : l’endroit où l’on renait) aussitôt.

    • Free For All (FFA) : Là pas d’équipe, chacun pour soi, vous fraggez à tout va, n’importe qui, n’importe quand. Si vous vous faites tuer ( owned ), vous respawnez aussitôt.
    • Survivor : Deux équipes, comme le TDM sauf que là, quand vous vous faites owned , vous ne respawnez pas tout de suite, vous regardez les autres membres de votre équipe fragger vos adversaires. L’équipe qui gagne est celle où il y a au moins un survivant. (Ça va avec le vocabulaire de PGM ? PGM : ProGaMer)
    • Capture The Flag (CTF) : Deux équipes, le but est d’aller chercher le drapeau ennemi dans leur base (en le touchant) et de le rapporter dans votre base sans mourir. Un bon TP est donc indispensable (TP : Team Play, jeu d’équipe).
    • Follow The Leader (FTL) : Deux équipes, au début de chaque partie, un leader de chaque équipe est désigné au hasard et un drapeau de votre couleur apparaît chez vous. Les points sont distribués ainsi : 5 points si votre leader touche le drapeau ennemi, 3 points si vous fraggez toute l’équipe adverse mais que votre leader reste en vie, s’il est mort, 1 point.
    • Capture & Hold (C&H) : Plusieurs drapeaux sont dispersés sur la map ( map : le terrain de jeu), quand vous en touchez un, il devient de la couleur de votre équipe. Toutes les minutes vous gagnez autant de point que de drapeaux aux couleurs de votre équipe. Si vous vous faites owned, vous respawnez tout de suite.
    • Bomb/Defuse (Bomb) : L’équipe rouge doit poser une bombe dans un des deux endroits prévus sur la map. L’équipe bleue doit empêcher cela en tuant les membres de l’équipe rouge ou en désamorçant la bombe posée par les rouges (comme à Counter Strike en fait).
      Une fois que vous avez choisi votre partie, cliquez deux fois dessus pour la rejoindre (mes maps préférées sont casa et riadh ).

    Une fois la map chargée, vous pouvez choisir votre équipe ou laisser le serveur choisir pour vous (auto-join) en fonction des équipes déjà en place (utilisez cette fonction si vous jouez sur un serveur public).
    Ensuite, et c’est ce qui est une particularité d’Urban Terror, vous pouvez choisir vos armes (pas besoin de les acheter comme à Counter Strike) :

    Vous devez donc choisir plusieurs types d’armes : une arme primaire (vous avez le choix entre 11 armes tel qu’un sniper, une AK47, une sulfateuse, etc.), une arme secondaire (3 armes : un fusil à pompe et deux mitraillettes) et un pistolet d’appoint (Le fameux Deagle et un pistolet classique). Vous pourrez passer de votre arme primaire à la secondaire ou au pistolet en actionnant le molette de votre souris au cours de la partie.
    En plus de vos armes, vous devez choisir vos équipements, vous avez donc pas mal de choix (grenades, fumigènes, kevlar, casque, laser de visée, vision de nuit, medikit, …), je vous laisse explorer les différents matériels.

    Une fois vos armes et équipements choisis, à vous les joies du frag 🙂 (P.S. si au cours du jeu vous souhaitez changer vos armes ou équipements, appuyez sur Echap, Player, Weapon / Gear select . Vos nouvelles armes seront disponibles au prochain respawn !

    NB : Je vous ai dit plus haut que vous pouviez paramétrer la touche bandage, voici à quoi elle sert :
    C’est également une spécificité d’Urban Terror, vous pouvez soigner les membres de votre équipe (ou vous-même) tout au long de la partie. En effet, vous pourrez vous rendre compte qu’une fois que vous avez été touché par une balle, vous perdez des PV (points de vie). Pour stopper "l’hémorragie", appuyez sur la touche "bandage". De même, si un membre de votre équipe n’a plus beaucoup de PV, vous pourrez le soigner en allant à côté de lui et en appuyant plusieurs fois sur la touche bandage. Si vous choisissez le medikit dans votre équipement de base, vous pourrez soigner vos coéquipiers plus rapidement. C’est vraiment une fonctionnalité très utile !

    Petite image pour le plaisir

    Nous avons vu comment rejoindre une partie déjà créée, cependant, vous pouvez, si vous le désirez, créer votre propre serveur de jeu . Dans le menu principal, il suffit de cliquer sur start server .


    Vous pouvez tout paramétrer à partir de ce menu, que ce soit la map en elle-même, un message à afficher au démarrage de la partie, le type de jeu, le temps de jeu par défaut, etc.
    Je ne m’attarde pas plus sur le sujet car tout est très intuitif 🙂

    Impossible de faire un screenshot tranquillement sur cette map 🙂 Ainsi se termine cette présentation, j’espère vous avoir donné envie d’essayer ce jeu, vous verrez, vous ne le regretterez pas 🙂

    A bientôt sur Urban Terror !

    Si vous souhaitez de plus amples informations, voici .
    P.S. Pour les plus débutants, voici un petit dictionnaire français – PGM, ou des expressions que vous pourrez être amenés à rencontrer au cours de votre partie 🙂 (si vous en avez d’autres, n’hésitez pas !)

  • thx : merci ( thanks )

    • np : Pas de problème ( no problem )
    • gg : Bien joué ( good game )
    • ns : Joli coup ( nice shot )
    • no tk ! : On ne tire pas sur un joueur de son équipe ( no team-kill )
    • fu : Va te faire *** ( fck you )
    • noob : débutant ( newbie )
    • sry : désolé ( sorry )