Un éditeur de texte collaboratif incroyable : Gobby

I. Présentation

Premièrement, qu’est-ce qu’un éditeur de texte collaboratif ?

Admettons que vous avez besoin de travailler à plusieurs sur un même fichier texte (une page de site web par exemple) à distance.

  • La première méthode, vraiment triviale, serait d’éditer chacun la page de son coté et de se réunir afin de mixer les deux fichiers par la suite. Cela va de soi, c’est une très mauvaise idée.

    • La seconde méthode serait de mettre en place un serveur CVS ou SVN (que nous étudirons dans un prochain article). Cette fois-ci, cette méthode s’avère trop longue pour éditer un ou quelques fichiers.
    • La méthode intermédiaire que je vous propose est celle-ci : Gobby .
      Concrètement, que fait Gobby ?

    En clair, vous ouvrez un document avec Gobby, une autre personne vous rejoint et peut, en temps réel, éditer le même document avec les modifications effectuées en direct.
    Par exemple, l’utilisateur 1 ouvre le document, l’utilisateur 2 ouvre ce même document, l’utilisateur 1 modifie la première ligne du document, cela se répercute, de suite, sur l’écran de l’utilisateur 2, il a désormais le nouveau document sous ses yeux.

    Génial non ? Si vous n’avez pas tout compris, nous verrons un exemple précis lors de l’utilisation du logiciel, ci-dessous.

    II. Installation

    Gobby fait parti des dépôts officiels d’Ubuntu, par conséquent, cette commande suffit :

    apt-get install gobby

    Pour les autres systèmes (une force de Gobby est qu’il est multi-plateformes, Linux et Windows), rendez-vous sur .

    III. Présentation

    Nous arrivons à la partie la plus intéressante, la présentation.

    Pour commencer, nous devons créer une séance (serveur) afin de permettre aux autres utilisateurs (clients) de se connecter dessus et d’éditer les mêmes fichiers.

    Il faut spécifier le port d’écoute (par défaut 6522), votre nom d’utilisateur, la couleur sous laquelle vous souhaitez apparaitre pour l’édition et un éventuel mot de passe.
    Le dernier champs est réservé à l’ouverture d’une séance préalablement enregistrée (comme nous le verrons plus tard).

    Une fois les champs renseignés, vous arrivez sur un page vierge. Je vous invite à parcourir les menus. Il est désormais possible de créer un nouveau document ou d’éditer un document existant. Dans mon cas, je vais créer deux fichiers : test et test2.

    Nous pouvons voir que les deux documents sont accessibles via des onglets, que notre texte est surligné par notre couleur définie au départ (modifiable dans le menu Utilisateur ) et que nous avons un rapport de notre activité dans la fenêtre de chat en bas.

    Nos documents étant prêts, nous allons pouvoir accueillir un autre utilisateur. Cet utilisateur n’a qu’a démarrer Gobby sur sa machine et cliquer sur Rejoindre séance .

    La page de connexion comporte un champs Host, où on renseigne l’adresse du serveur, un champs port et un champs Nom plus une couleur (de la même manière que pour le serveur).
    De plus, pour faciliter les choses (comme si ce n’était pas déjà assez simple), vous avez une liste des serveurs reconnus sur le réseau local. Il suffit juste de cliquer sur le serveur de votre choix et de valider.

    Le serveur est notifié de la connexion d’un nouveau client par cette ligne : [09:06:55] elo est parmi nous !

    Du côté du client, une fenêtre s’ouvre avec les différents documents ouverts sur le serveur, dans notre exemple, elo (à droite) a donc cliqué sur le document test qu’elle a ensuite édité :

    L’édition se fait en temps réel, lettre par lettre, des deux côtés. C’est vraiment impressionnant 🙂

    Le serveur comme le client peut, par la suite, sauvegarder la séance (sauvegarde des documents utilisés, des noms et couleurs, des conversations sur le chat, …) pour la réouvrir par la suite.

    Voici donc pour les fonctions "de base". Libre à vous d’aller explorer les options pour régler un peu plus finement votre logiciel en général et votre séance en particulier.
    En tout cas n’hésitez pas, essayer Gobby, c’est l’adopter 🙂